King kong et les gremlinz

Aujourd’hui, je me suis posée une question. Normal pour une coach, le coaching étant basé sur le questionnement. Elle était celle-ci : si demain je meurs, à combien de personnes mon absence changerait leur quotidien ? (Je n’ai pas dit combien de personnes seraient tristes)

Vous me direz que j’ai des idées lugubres. Point s’en faut, parler de la mort est très sain et envisager la sienne, qui du reste, peut arriver à n’importe quel instant, est signe de bien-être. En effet, si demain, je pars, je partirai contente avec le sentiment d’un travail accompli.

A vrai dire, parler de nos plus grandes peurs plutôt que de les nier permet de faire passer les Idées  de l’inconscient au conscient. Je prends ses mots, en déformant un peu la réelle signification : disons que le conscient est la mémoire qui est à notre portée, elle se formule facilement. L’inconscient est la mémoire conceptuelle, un peu comme les bits des ordinateurs, elle est si colossale qu’il est nécessaire de réduire l’information. Il est très  riche d’images, de métaphores, éloignées de notre mental  un peu comme les comptes offshore du Panama.

 Evoquer le sujet de la peur à voix haute, c’est le placer dans le conscient, dans une zone « concrète », accessible.  En parler avec sérénité, comme d’un fait normal permet  à l’inconscient de se dire : « Ah ben si elle en parle, l’évoque comme d’une bonne baguette sortie du four, c’est que c’est un truchouette » (Truchouette = néologisme de mon cru, liaison de truc et de chouette moins joli). Et du coup, l’inconscient va classer le sujet dans la case  étiquetée « agréable ».

Si je ne parle pas de cette peur, voire même si je la nie, pire la refoule, l’évite, la contourne : l’inconscient qui adoooore inventer, imaginer, grossir, déformer, que fait-il ? Non pas un truchouette mais un monstre horrible à deux têtes avec deux énormes canines  tranchantes ! Bouh !

Pour quelles raisons les enfants ont des peurs nocturnes parfois terrorisantes ? (les  adultes  aussi d’ailleurs mais moins souvent) : parce que leur inconscient turbine à triple tour ! Normal, la part du cerveau qui concrétise n’est pas encore formé. Le petit ours en peluche devient king kong, Barbie un gremlinz grrrr et Nicolas Sakorzy une schtroumpfette à poils roux ! Brr ! Imaginez l’horreur !

Et le monstre se glisse subrepticement dans  nos vies, et une peur créé une autre peur : j’ai peur de la mort, je ne fais pas de moto, je ne pars pas en voyage, je ne fais pas d’accrobranche, je ne change pas de travail, je garde mes habitudes, je vais là où je connais. voilà. Je suis dans ma boîte enfermée à triple tours. C’est ainsi que nous pouvons nous retrouver terrorisé lors d’un entretien d’embauche.

Du coup, j’aime bien me poser des questions sur tout un tas de sujet du registre « j’ai peur »  comme la mort. Là où je suis restée béate, c’est quand la réponse m’est apparue : mon chat Kiti. Il n’y a qu’à  Kiti que mon absence changerait réellement la vie. Il serait contraint de changer de maison.

Et vous combien de personnes seraient perturbées dans leur quotidien si vous mourez demain ?

 

Et moi alors ?

Donc, donc, donc, résumons-nous : mère nature est composée d’éléments vivants, êtres vivants qui naissent, se développent et meurent. Chacun de ses éléments vivants est unique : de la rose, à l’hippopotame à l’humain, chacun porte en lui des caractéristiques qui lui sont propres.

Mais voyons, pour quelle raison, mère nature fait-elle preuve d’une créativité si infinie ? Après tout, elle aurait pu se dire : « bon ben là, je vais créer la même fleur, le même chat et le même petit garçon ». On dirait qu’en fait, elle n’en est pas capable. Même les jumeaux, êtres si proches l’un de l’autre, se distinguent dans leurs physiques, leurs comportements etc.

jumeau

L’unicité semble inscrite dans les fondamentaux du Vivant de notre Terre

Mais alors ?

c’est donc bien que chaque être est important !

Et donc vous aussi 🙂

 

toi + moi = deux puis nous, vous et eux = 7 000 000 000

Je reste toujours ébahie par la merveille qu’est notre corps. Avez-vous déjà pris conscience de cette formidable machine si complexe, si vaste que jamais (peut-être) nous n’en connaîtrons tous les secrets ?
Dans le livre « Le serpent cosmique » de Jérémy Narby, génial anthropologue, est expliqué que si nous déroulions l’ADN d’un humain, elle aurait une distance de 3 millions de fois le tour de la terre ! Nous portons en nous des curiosités puissamment extra-ordinaires. Au fond, chaque humain porte en lui un monde, son monde à lui. Tant de multiplicités ! Tellement vaste que notre cerveau peine à en prendre la réelle mesure: chaque ADN a une codification si spécifique qu’elle fait de nous des êtres uniques parmi des milliards ! Quel vaste champ de créativité de mère Nature…

ADN7 000 000 000 d’humains = 7 000 000 000 d’ADN
7 000 000 000 d’humains = 7 000 000 000 de visages

Qu’il s’agisse du corps, des croyances religieuses, de comportements sociaux, pour quelles raisons alors ne vouloir qu’un seul modèle ?

Allez, une touche de gaieté printanière !

A l’occasion de l’anniversaire de SP-Coaching, mon site fait peau neuve et se colorie d’un joli framboise et d’illustrations réalisées par la talentueuse Christelle Cuche, aussi graphiste et webmaster.

Dans le blog, vous trouverez : des histoires, des pensées, des idées, des astuces, des liens et LES ACTUALITÉS des prochains stages de groupe.

Et du coup, attention roulement de tambour ! La session Estivale du Jeu en Soi démarre le mercredi 4 mai 2016 à Neuchâtel de 19h à 21h30 (voir le menu « groupe »)

Apprendre à mieux vous connaître, un truc utile 🙂 Contactez-moi pour vous inscrire !

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Et puis une première réflexion sur « la connaissance de soi » justement. Au fond, avant la géographie et les mathématiques, ne devrait-elle pas être la première des matières enseignée à l’école? Nous sommes notre premier instrument et durant toute la vie, nous allons vivre avec nous-même. Comment est-il possible que nous passions à côté de nous durant toute notre vie sans nous regarder, nous ausculter, nous vivre ?

magritte

Comment aimer un plat que vous n’avez jamais goûté ? ou un pays que vous n’avez jamais visité ?

Pour s’aimer, se savoir.